Ali Benflis revient et charge le gouvernement
Ali Benflis revient et charge le gouvernement

Ali Benflis a une nouvelle fois tiré à boulets rouges sur le gouvernement et a sévèrement critiqué la politique des actuels responsables, dans un entretien accordé au journal français « Le Point » et publié hier 23 novembre.

Dans cet entretien, Ali Benflis est revenu sur la question de la participation de son parti, Talaïe El-Hourriyet, aux prochaines élections législatives prévues pour le 27 avril 2017; il n’a pas manqué à l’occasion de critiquer sévèrement le gouvernement et sa manière d’organiser ce scrutin.  » Nous vivons dans une démocratie d’apparat. Aux yeux du régime politique en place, les élections n’ont que trois fonctions : conférer périodiquement une légitimité nominale aux institutions ; accréditer un semblant de normalité dans un pays qui fait face à une impasse totale, politiquement économiquement et socialement, et enfin, entretenir l’illusion de l’existence d’un pluralisme politique dans le pays  » a-t-il déclaré, estimant que  » le régime s’assure que les élections remplissent ces trois fonctions au moyen de la tricherie politique « .

 » C’est le régime politique en place qui édicte les règles de la compétition électorale, qui fixe les conditions dans lesquelles elles devront se tenir et qui alloue aux participants leurs quotas de sièges en fonction de leur docilité ou de leur indocilité.  » a-t-il également accusé. L’ancien chef du gouvernement a par ailleurs révélé que le comité central de son parti devait se réunir le 07 janvier 2017 pour trancher sur la question de sa participation aux législatives 2017,  » Concernant notre parti, nous avons fait le choix de traiter ce dilemme démocratiquement et avons, en ce sens, entamé un processus de large consultation des structures locales du parti au sujet de la participation ou de la non-participation aux prochaines échéances électorales. À l’issue de ce processus, le comité central du parti se réunira, le 7 janvier 2017, et décidera de la position du parti.  » a-t-il expliqué.

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Rappelons qu’Ali Benflis, ancien chef du gouvernement sous Bouteflika entre 2000 et 2003, s’est érigé comme le principal opposant à l’actuel chef de l’État en se posant comme son principal rival lors des élections présidentielles de 2004 et 2014, dont il a vivement contesté les résultats.

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