FLN : Abderrahmane Belayat tire sur Ould Abbès
FLN : Abderrahmane Belayat tire sur Ould Abbès

Les « redresseurs » du FLN, qui avaient scindé en deux l’ex-parti unique en contestant la légitimité de l’élection de Amar Saâdani à sa tête en 2013, ne semblent toujours pas être convaincus par le discours du nouveau secrétaire général du parti, Djamel Ould Abbès, qui se veut réconciliateur.

Ainsi, Abderrahmane Belayat, chef de file des « redresseurs » au sein du FLN, a virulemment répliqué aux propos de Djamel Ould Abbas, qui avait laissé entendre que les « redresseurs » avaient « des ambitions démesurées ». “Médecin qu’il est, Djamel Ould Abbès se trompe de diagnostic” a ainsi déclaré Abderrahmane Belayat. “Je n’ai ni ambition dans le sens qu’il insinue, encore moins démesurée” a-t-il ajouté.

“Personne ne nous a jamais empêchés de nous rapprocher des kasmas pour que nous le fassions aujourd’hui. C’est nous-mêmes qui refusions d’y aller parce qu’il s’agissait de structures qui recevaient des directives d’une direction illégitime. Et nous ne pouvions pas cautionner des directives qui provenaient de Saâdani, et aujourd’hui encore de sa suite” a encore déclaré Belayat en réponse aux propos de Ould Abbès qui avait invité les « redresseurs » à se rapprocher des Kasmas et autres structures du FLN s’ils désiraient à nouveau militer au sein de l’ex-parti unique, “avec le départ de Saâdani, nous avons évacué l’infection, et il nous reste maintenant à nettoyer la plaie et la cicatriser” a-t-il expliqué.

“Nous avons éliminé la source du mal, et il ne faut pas que le germe subsiste. Parce que, de toutes les manières, nous allons nettoyer la plaie. Et si Ould Abbès le veut bien, nous allons le faire ensemble. Je dirai même qu’il doit le faire avec nous, il n’a pas le choix.” a également déclaré Belayat qui va même jusqu’à se montrer menaçant à l’adresse de l’actuel secrétaire général du FLN en ajoutant “Les élections législatives, puis les communales arrivent, et Djamel Ould Abbès doit comprendre que sans nous, l’échec est assuré. Si nous faisons les choses ensemble, nous gagnerons ensemble, et le président de la République constatera qu’il a une majorité solide. Si jamais on veut nous contourner, ce sera un acte nuisible pour le président du parti.”

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