Nouvelle loi relative à la santé : Vers une légalisation de l'avortement ?
Nouvelle loi relative à la santé : Vers une légalisation de l'avortement ?

La nouvelle loi relative à la santé, qui a été adoptée en conseil des ministres et doit prochainement être soumise au vote du parlement, comporte quelques changements radicaux et introduit à travers ses 470 articles plusieurs nouvelles dispositions.

Ainsi, le document traite de plusieurs points jusque là sujets à de très nombreuses controverses, notamment la question encore très taboue de l’avortement, mais également celle des examens médicaux prénuptiaux.

En effet, ce nouveau texte de loi stipule que désormais, les examens et analyses médicales avant le mariage sont obligatoires. « En vue de dépister et d’éviter les affections héréditaires et/ou transmissibles ainsi que les maladies chroniques et les handicaps, les futurs époux doivent subir, obligatoirement, des examens et analyses médicaux prénuptiaux » est-il écrit dans l’article 76 de la nouvelle loi. « Les résultats des examens et analyses, leur sont remis (aux futurs époux, NDLR) individuellement et à titre confidentiel » peut-on également lire dans le même texte qui précise que « la liste des examens et analyses cités à l’alinéa précédent est fixée par voie réglementaire ».

La question de l’avortement, longtemps restée taboue, s’est également vue ouvrir quelques brèches dans le texte de la nouvelle loi relative à la santé même si cette pratique demeure encore très conditionnée. Ainsi, l’article 81 de la nouvelle loi stipule que  » lorsque la vie de la mère est en danger, les médecins spécialistes concernés peuvent décider de l’interruption de la grossesse « . Le ou les médecins spécialistes concernés doivent informer le couple, en accord avec le médecin traitant, et entreprendre avec leur consentement « toute mesure médicale thérapeutique dictée par les circonstances » en cas d’affections dépistées par le diagnostic prénatal et attestant « avec certitude que l’embryon ou le fœtus est atteint d’une maladie ou d’une malformation grave ne permettant pas son développement viable », selon ce que précise le même article, qui ouvre ainsi une brèche à l’autorisation de l’avortement en cas de viol par exemple.

Le nouveau texte de loi relative à la santé a déjà été adopté en conseil des ministre et doit être soumis prochainement au vote du parlement.

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