Slimane Bouhafs : pourra-t-il bénéficier d'une grâce présidentielle pour le 1er novembre prochain ?
Slimane Bouhafs : pourra-t-il bénéficier d'une grâce présidentielle pour le 1er novembre prochain ?

Alors que Slimane Bouhafs connaît une dégradation de son état de santé, son avocat et défenseur des droits de l’Homme, maître Salah Dabouz, appelle le Président de la République à se pencher sur l’affaire de ce détenu et à le gracier à l’occasion des commémorations du 1er novembre.

Contacté par notre rédaction, Salah Dabouz a déclaré que le Président de la République devrait « être sensible au cas de Slimane Bouhafs » pour des raisons purement « humaines« .

L’avocat et défenseur des droits de l’Homme a également tenu à soulever une énième fois l’affaire du procès de Slimane Bouhafs, estimant que son client n’a pas bénéficié d’une procédure conforme aux règles habituelles d’un procès judiciaire. « Slimane Bouhafs n’a pas bénéficié d’un procès conforme aux règles d’un procès judiciaire, puisqu’il a été jugé pendant la nuit » sans la présence de son avocat, nous a-t-il expliqué. Notre interlocuteur a également tenu à mettre le point sur la dégradation de l’état de santé de Slimane Bouhafs.

« Pour des raisons humaines, et à cause de la non-conformité du déroulement de son jugement, j’appelle le Président de la République à gracier Slimane Bouhafs à l’occasion du 1er novembre prochain » nous a déclaré Salah Dabouz.

À la question de savoir si Slimane Bouhafs pourrait bénéficier d’une grâce présidentielle, son avocat nous répond que « le Président de la République ne gracie pas des prisonniers à titre personnel » mais que « la grâce présidentielle est établie selon des conditions précises« .

Par ailleurs, des organisations non gouvernementales, à l’image d’Amnesty International et de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), ainsi que le Collectif pour la libération de Slimane Bouhafs, appellent également à la libération inconditionnelle de ce dernier.

Rappelons enfin que Slimane Bouhafs a été condamné au mois de septembre dernier à trois ans de prison pour des publications sur facebook qui ont été jugées « ostentatoires aux préceptes de l’islam, à la foi musulmane ainsi qu’au prophète« .

 

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