Le caractère arabe imposé à Tamazight : lancement de l'Académie de promotion de la langue Amazight
Le caractère arabe imposé à Tamazight : lancement de l'Académie de promotion de la langue Amazight

Après son officialisation dans la dernière révision en date de la constitution algérienne par le président en place depuis plus de 16 ans, Abdelaziz Bouteflika en l’occurrence. l’Académie de promotion de la langue Tamazight prévue dans le texte fondamental de la république algérienne sera lancée, selon des sources très bien informée, le premier novembre prochain coïncidant avec la commémoration de la soixante-deuxième anniversaire du déclenchement de la guerre de libération algérienne.

Un projet à saluer si ce n’était l’idéologie arabo-islamiste, qui s’impose et qui condamne cette langue à vivre comme une langue de deuxième ordre dans son propre pays. En effet, l’académie de la langue amazighe aura comme mission principale l’imposition du caractère arabe comme graphie de transcription de la langue de Massinissa.

«Cette importante institution qui va donner une assise académique à la langue Amazight sera confiée au Professeur Abderrazak Dourari, actuellement directeur du centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement du Tamazight. Il est chargé de faire passer sans douleur une disposition controversée et hautement sensible contenue dans la Constitution 2016 en son article 3 bis qui fait de tamazight une langue officielle dans la pratique, c’est-à-dire la graphie en arabe.»

Après avoir décrété l’Algérie comme une terre d’islam et pays arabe dans la préambule de la constitution «Terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain, s’honore du rayonnement de sa Révolution du 1er Novembre et du respect que le pays a su acquérir et conserver en raison de son engagement pour toutes les causes justes dans le monde», l’Etat algérien oeuvre à imposer la graphie arabe pour la transcription de Tamazight afin d’achever un plan de main mise hautement idéologique.

 

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