Le RCD organise la 2ème édition du Campus de la Jeunesse Libre à béjaïa
Le RCD organise la 2ème édition du Campus de la Jeunesse Libre à béjaïa

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) tient, à travers l’organisation de la Jeunesse Libre (JL) affiliée au parti, sa deuxième édition du Campus des Jeunes réservé à la formation des jeunes adhérents de ce parti.

Le complexe touristique de Souk El Tenine (Béjaia) abrite depuis jeudi le Campus de la JL du RCD. Cet événement capital pour le parti de Mohcine Belabbes a accueilli près de 600 jeunes venus des quatre coins du pays pour participer au cycle de formations et de conférences programmé par le parti.

Ainsi, dans son allocution d’ouverture, le président Mohcine Belabbes est revenu sur de nombreux points de l’actualité, notamment sur les raisons de la participation de sa formation aux prochaines législatives, la situation de la jeunesse algérienne et le vent de contestation suscité par de nombreux syndicats de différents secteurs depuis la rentrée sociale de l’année en cours.

Ainsi, le président du RCD a estimé qu’ « il est utile de rappeler que les Algériens n’ont pas attendu un utopique équilibre des rapports de force avec le colonialisme français, troisième puissance militaire de l’époque, pour engager la lutte armée« , avant de rappeler que les « pionniers d’avril 80 qui n’ont pas attendu des garanties pour sortir dans la rue et revendiquer la reconnaissance de l’identité amazigh et les libertés démocratiques« . Par là même, il estime apporter une réponse aux échos qui mettent en cause la position du RCD vis-à-vis des législatives 2017.

S’agissant des problèmes qui scellent le sort de la jeunesse algérienne, Mohcine Belabbes pense que « Le jeune algérien est soumis à l’agression idéologique de l’école, il subit la fermeture des frontières pour l’empêcher de voyager et d’échanger. Il est victime d’une politique culturelle qui refuse le tourisme par crainte de rencontres avec les citoyens du monde » .

Pour le président de ce parti, la sortie de crise passe d’abord par la reconnaissance de la dureté de la situation actuelle par le pouvoir politique algérien. Pour réaliser « un nouveau départ » il faudrait que le pouvoir dise « la vérité sur l’état de la Nation qui se fragilise de plus en plus. Dire la vérité sur le lien social qui se délite. Dire la vérité sur l’incertitude qui gagne de larges couches de la société. Dire la vérité sur la grave crise économique et financière que traverse le pays » . « Il s’agit de tout revoir, tout repenser » insiste-t-il.

 

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