Lynchage du voleur d'Akbou: L'Etat mobilise les imams et les mosquées
Lynchage du voleur d'Akbou: L'Etat mobilise les imams et les mosquées

L’affaire du présumé voleur lynché par la foule au Marché d’Akbou rebond sur les colonnes de l’agences de Presse officielle, l’APS qui, dans une dépêche mise en ligne aujourd’hui, interroge des imams sur le «Phénomène» de la «Vengeance populaire  incompatible avec l’Etat Civil».

Algérie Presse Service (APS) présente le problème comme étant de dimension morale et religieuse «Le directeur de la culture islamique au ministère des affaires religieuses Boumediene Bouzid a considéré cet incident comme un « précédent grave » impliquant un retour aux pratiques vindicatives qui marquaient certaines sociétés arabes» et «Il a insisté sur le rôle de la mosquée pour ancrer les valeurs morales et humanistes et raffermir la l’unité nationale.» rapporte t-elle.

L’organe de propagande officielle du pouvoir algérien veut diriger les regards des observateurs vers une action punitive sur des bases religieuses et intégristes, alors que l’action entreprise par les commerçants et les marchands du Souk d’Akbou n’est qu’une tradition ancrée dans tous les marchés hebdomadaires algériens, une punition dissuasive perpétuée même après un demi siècle d’indépendance. C’est grâce aux smartphones et aux réseaux sociaux que les images ont pu atteindre une grande audience et interpeller l’opinion publique sur la passivité des autorités publiques face à ce phénomène

Si cette pratique est toujours pratiquée dans nos souk, c’est parce que l’Etat est absent dans cet espace et n’a jamais convaincu le citoyen d’une volonté réelle de le sécuriser.

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