La LADDH dénonce
La LADDH dénonce "l'acharnement" à l'encontre de deux de ses militants

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) a dénoncé aujourd’hui ce qu’elle qualifie d' »acharnement » des services de sécurité à l’encontre de deux de ses militants. La rédaction a contacté le militant des droits de l’Homme et avocat Salah Debouz qui nous a apporté plus de précisions sur la question.

Ahmed Manesri, président de section de la LADDH de Tiaret a été en effet convoqué, puis arrêté par les services de sécurité de sa localité avant d’être relâché, et ce pour des raisons encore imprécises. Il a été l’objet d’un procès judiciaire qui s’était déroulé au cours du mois de ramadan passé, lors duquel il a été « victime de torture » selon ce qu’affirme l’avocat et militant des droits de l’Homme Salah Dabouz dans un message publié sur son compte facebook. Le militant concerné avait alors déposé plainte pour « agressions verbale et physique »  dont il était victime, et qui avait reçue « une réponse non satisfaisante« , avant d’être convoqué puis interpellé par les services de sécurité de la wilaya de Tiaret ce jeudi; selon ce qu’affirme toujours Salah Dabouz qui précise que ledit militant a été relâché aujourd’hui en fin de journée, et est actuellement sous contrôle judiciaire.

Khaled Ouragh, secrétaire général chargé de l’organique de la LADDH et président de la section du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) de Tiaret a également été interpellé par les services de sécurité de la même wilaya.Les faits se sont déroulés au début de la matinée d’hier lorsqu’une délégation de la section du RCD de Tiaret s’est présentée devant le chef de daïra pour demander l’autorisation d’une activité que ses militants préparaient. Salah Debouz, contacté par notre rédaction, a déclaré que le chef de daïra avait « donné son accord de principe » aux membres de ladite délégation et les a réorientés vers le secrétaire général de la daïra, qui ne se trouvait pas sur les lieux, pour finaliser l’accord. « Alors, nos militants sont revenus pour revoir le chef de daïra, ils ont été accueillis à leur grande surprise par un policier chargé d’assurer la sécurité de l’entrée du siège de la daïra qui leur a refusé l’accès, il leur aurait expliqué qu’il avait reçu l’instruction du chef de daïra de les empêcher d’accéder une autre fois dans l’enceinte du siège » nous a encore expliqué Salah Dabouz. Les militants auraient alors demandé des explications au chef de Daïra, qui a nié avoir donné une quelconque instruction de ce genre, ajoute la même source. Ceci aurait alors poussé ledit policier à « tabasser » le militant Khaled Ouragh, lui occasionnant des blessures physiques, selon les déclarations de Salah Dabouz.

Les services de sécurité ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances de cette affaire et le militant Khaled Ouragh aurait déposé une plainte « pour agression physique » contre ledit policier, nous apprend également Salah Dabouz, qui a enfin déclaré que la LADDH allait suivre l’affaire « de très près« .

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