Il semble que le suspense qu’ont maintenus certains partis au sein de l’Instance de Concertation et de Suivi de l’Opposition (ICSO) arrive à sa fin. Mais cette participation massive aboutira-t-elle à une alternative venant de l’opposition ?

Depuis que le parti d’opposition du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a annoncé sa participation aux prochaines législatives, le reste des partis membres de l’ICSO ont décidé finalement de participer à ces échéances, à l’exception de Jil Jadid, présidé par Sofiane Djilali.

Les membres de l’ICSO ont refusé, au préalable, de prendre une décision unanime au nom de cette instance qui milite pour un changement de système par une transition démocratique. Ce point symbolise essentiellement le « cordon ombilical » des partis qui siègent au sein de l’ICSO. Dans une réunion de travail qui s’est tenue vers la fin octobre à Alger, une source communicative de l’ICSO a fait entendre que la position de chaque membre vis-à-vis des législatives 2017 était une question relevant des affaires internes des différents partis, ajoutant que les positions de ces derniers ne changeront pas les principes défendus au sein de l’opposition, notamment une transition démocratique vers une deuxième République.

Cette participation massive des partis de l’opposition, malgré le maintien du suspense de certains d’entre eux qui n’adhèrent pas au projet de l’ICSO, à l’image du Front des Forces Socialistes (FFS), comme une avancée pour les adeptes du pouvoir, dont certains son même déjà en train de parier que « l’opposition est dans le sac ! » . Est-ce que l’ICSO demeurera fidèle à son projet, et réussira-t-elle à faire entendre sa voix au sein du Parlement ? Ou cela ne sonne-t-il que comme une participation traditionnelle, où les tenants seront connus pendant la campagne mais où les aboutissants qu’attend la société civile seront toujours sans appel !

Les membres de l’ICSO qui seront au rendez-vous des législatives de 2017 s’entendent unanimement sur le fait de propulser leurs revendications, dont certaines ont déjà été récupérées par les partis du gouvernement, à l’instar de la proposition du RCD de mettre en place une instance transparente et indépendante pour la surveillance des élections.

Dans une autre optique, l’opposition est appelée à confirmer son enthousiasme et à affirmer son engagement pour un projet de transition démocratique.

Notons que le déroulement des élections législatives est fixé pour le 27 avril 2017.

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