Invité sur le plateau de la télévision privée Dzair TV, appartenant au richissime homme d’affaires Ali Haddad, l’ex-ministre de l’Énergie et des mines, Chakib Khelil, sort d’un silence qui a duré quelques mois et s’en prend au gouvernement Sellal auquel il reproche d’être à court de perspectives.

L’ex-ministre, très controversé, n’a pas « cherché la petite bête » pour trouver une faille, et pas des moindres, au gouvernement dans sa gestion de certains volets financiers. Ainsi, Chakib Khelil critique le rôle « régulateur » de l’État dans la politique d’emploi des jeunes, de l’investissement et de la construction du logement, entendant par là de confier ces volets aux entreprises et banques privées.

Chakib Khelil, pourtant interpellé à maintes reprises dans des affaires de corruption et réhabilité par la suite, revient ainsi sur la loi des finances à adopter pour 2017, et estime que 50 dollars US pour le prix du baril sera le prix idéal auquel ce projet de loi pourra se référer.

Ensuite, interrogé sur les « efforts » que fournissent les membres de l’Organisation des Pays Exportateur du Pétrole (OPEP), Chakib Khelil s’était montré satisfait de la réunion informelle qui s’est tenue à Alger, mais reste dubitatif sur la signature des accords entre les membres de l’OPEP dans la prochaine réunion qui se teindra à Vienne.

Il convient de souligner qu’Abdelmalek Sellal et son exécutif courent dans tous les sens pour tenter de calmer les « résistances » faites contre « le programme du chef de l’État« , au moment où les prévisions qu’annoncent les nouvelles mesures intégrées dans plusieurs projets de lois en 2017 ne sont que dubitatives et menaçantes pour la « paix sociale ».

C’est dans ce contexte que Chakib Khelil est intervenu sur le même plateau de télévision pour descendre en flamme la politique et gestion du gouvernement. À noter aussi qu’un possible remaniement ministériel imminent a été annoncé cette semaine, où d’éventuelles évictions de trois ministres ont été rapportées.

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