Le chercheur scientifique professeur d'universités, Adlène Hicheur
Le chercheur scientifique professeur d'universités, Adlène Hicheur

Le chercheur scientifique professeur d’universités, Adlène Hicheur a envoyé une lettre au président français pour lui permettre d’accéder à son droit constitutionnel de déchéance de nationalité française afin de pouvoir rentrer vivre dans son pays natal l’Algérie.

Le chercheur en physique des particules,  a été déporté du Brésil où il vivait depuis trois ans, pour être assigné à résidence en France. Expulsé par le Brésil le 15 juillet dernier vers la France. A son arrivée, il est aussitôt assigné à résidence. Il se trouve aujourd’hui assigné chez ses parents, à Vienne, à l’âge de 39 ans.

Adlene Hicheur, né à Setif capital des hauts-plateaux algériens, ex-physicien du Centre européen de recherche nucléaire (CERN), a été jugé pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Cet homme est soupçonné d’avoir envisagé de commettre des attentats en France en 2012 où il a été écopé de cinq ans de prison, dont quatre ferme. Le chercheur était accusé d’avoir entretenu une correspondance par mail avec un homme détenu en Algérie et affilié à Al Qaïda. Il a toujours contesté ces accusations. En 2013, après sa sortie de prison, il décide de partir au Brésil. Il y refait sa vie, jusqu’à ce mois de juillet 2016 où il se retrouve à nouveau face à la justice française.

La lettre au président français François Hollande

Objet : Déchéance de nationalité, Renoncement à la nationalité

Monsieur le Président de la République Française,

Dans une décision incompréhensible du Conseil d’État, en date du 07/10/2016, concernant mon assignation à résidence conséquente à une reconduite à la frontière illégale du Brésil en date du 15/07/2016, forcée vers la France (alors que je demandais à retourner en Algérie), un des arguments principaux avancés pour ne pas me permettre de retourner chez moi à Sétif en Algérie est ma nationalité française.

Je m’étais jusqu’alors installé au Brésil sous statut de ressortissant algérien travaillant à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro, et n’ai jamais envisagé de retourner un jour en France où je n’ai aucun avenir possible et envisageable.

J’ai pourtant clairement fait savoir en séance que je ne comptais pas reprendre mes documents d’identité français. Étant donné que le message n’a pas été pris dans toute sa clarté, je déclare solennellement que je demande mon droit à perdre la nationalité française sous les trois moyens suivants:

– Étant né Algérien et possédant la nationalité algérienne, j’exerce là mon droit de renoncement conformément à l’article 23-4 du Code civil.

– Étant et me comportant de fait comme un citoyen algérien, j’invoque l’article 23-7 du Code civil.

– Correspondant aux cas des condamnations prévues par l’article 25 du Code civil, je demande la déchéance de nationalité.

En conséquence de ceci, je demande à être expulsé immédiatement du territoire français aussitôt la perte de nationalité décidée.

Soyez assuré, Monsieur le Président de la République, de ma considération distinguée.

A. Hicheur

Copie à : MM. Rémy Schwartz, Catherine de Salins, Fabien Raynaud, juges au Conseil d’État.

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