La wilaya de Béjaia communique sur l'affaire de l'«Homme lynché au Souk d'Akbou»
La wilaya de Béjaia communique sur l'affaire de l'«Homme lynché au Souk d'Akbou»

Le lynchage du voleur au Souk d’Akbou, hier 31 octobre, a choqué la toile Kabyle en particulier et algérienne en général, avec des images qui nous sont arrivées en temps réel montrant une justice populaire appliquée par une foule surexcitée.

Mais parlons de cette pratique qui, malgré moyenâgeuse, est bel et bien une tradition Kabyle voir berbère dans tous les marchés hebdomadaires, appliquée à tout individu choppé en flagrant délit de vole.

Lire : La wilaya de Béjaia communique sur l’affaire de l’«Homme lynché au Souk d’Akbou»

Si cette justice populaire, qui ne donne au mis en cause aucune chance pour se défendre et le condamne à subir le pire des châtiments corporels, est d’actualité en 2016, elle nous interpelle à se poser les vraies questions sur le rôle des services de sécurité, de la justice et de l’Etat dans la région.

Voir : VIDÉO et photos. Un présumé voleur lynché par la population dans le souk d’Akbou

Les témoins oculaires interrogés par Kabylie News, s’accordaient à dire que les policiers sur place n’ont pu détacher le présumé voleur accroché le corps à l’envers, sur un poteau d’une clôture du souk. D’autres photos et vidéos montrent des agents de la protection civile qui regardaient la victime suspendue, alors que leur rôle est de le sauver dans les premiers instants de leur arrivée sur place.

Cette tradition de lynchage des voleurs des marchés hebdomadaires de Kabylie est avant tout dissuasive dont la population fait recours pour combler l’absence des forces de sécurité. Son existence après 50 ans indépendance n’est qu’un signe fort de l’absence de l’Etat et/ou son incapacité à protéger ses citoyens.

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