Le chanteur et auteur-compositeur algérien d’expression Amazighe Kheloui Lounes, décédé jeudi à Tizi-Ouzou, à l’âge de 66 ans, a été inhumé vendredi au cimetière d’Ihesnaouene (commune deTizi-Ouzou).

Ont assisté à ces funérailles, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, le wali de Tizi-Ouzou Mohamed Bouderbali, ainsi que des cadres et des élus locaux.

Des artistes, dont Lounis Ait Menguellet, Belaid Tagrawla, Yasmina, et Hacene Ahres ainsi qu’une foule nombreuse de citoyens venus des quatre coins de Tizi-Ouzou et d’autres wilayas, ont également assisté à l’enterrement.

La dépouille de Kheloui Lounes a été déposée à la placette du village au centre d’Ihesnaouene, pour permettre aux citoyens de lui rendre un dernier hommage, avant d’être acheminé au cimetière situe un peu plus haut, ou elle a été inhumée.

M. Ould Ali El Hadi qui a présenté ses condoléances à la famille du défunt, a indiqué à la presse que cet artiste est « l’un des piliers de la culture algérienne, qui a beaucoup donné à la chanson chaabi ».

Il a invité les jeunes artistes à d’inspirer de son parcours et de son oeuvre pour promouvoir la culture algérienne.

Les artistes présents à l’enterrement ont tous mis en avant la modestie, la générosité et le talent du chanteur qui a marqué par son style unique, la chanson chaabi.

Né le 14 mai 1950 à Taddart Tamoukrant dans le grand village d’Ihesnawen (commune de Tizi-Ouzou), Kheloui Lounes a fait son entrée dans le monde artistique en 1972 année de sortie de son premier album et animé don premier gala en France en 1979.

Sa discographie est riche de dizaines de poèmes qu’il habille de douces mélodies, pour leur donner vie avec sa voix chaude et son mandole.

Ses textes abordent plusieurs thématiques, dont les difficultés de la vie, les valeurs, la séparation, l’amour de la patrie et l’amour, ce dernier thème auquel il consacre de nombreuses de se plus belles chansons.

Il part en laissant un album de 14 chansons dont le mixage a été achevé le 20 octobre dernier, rappelle-t-on.

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